• Mon enfant ne veut pas manger, je m’inquiète!

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    Refus de s'alimenter chez le nourrisson

    Il existe beaucoup de littérature qui traite de l’alimentation chez le nourrisson. Nous connaissons le nombre d’onces de lait qu’un bébé doit boire en moyenne. Nous savons à partir de quel âge nous devons introduire les purées puis les aliments solides. Par la suite, lorsque notre poupon mange une variété d’aliments, soit autour de son premier anniversaire, nous n’avons plus de guide précis sur lequel nous baser. Certaines questions nous viennent alors en tête. À partir d’un an, qu’est-ce que notre enfant devrait manger? Comment savoir quelle quantité d’aliments notre enfant devrait consommer?

    Bien qu’il n’y ait pas qu’une bonne réponse à ces questions, une constante reste la même : nous avons tous à cœur la bonne santé de nos enfants. Nous voulons qu’ils aient de l’énergie pour jouer, pour bouger et pour apprendre. Voilà pourquoi, lorsque notre enfant commence soudainement à ne plus vouloir manger, à manger seulement quelques bouchées avant de réclamer un dessert ou bien à s’empiffrer dans les collations, nous sommes en droit de nous interroger. Est-ce un caprice? Devons-nous faire plusieurs repas pour que chacun mange à sa faim? Notre enfant doit-il finir son assiette pour avoir un dessert? Pour répondre à ces questions, il faut d’abord trouver pourquoi notre enfant agit ainsi.

    Pourquoi n’est-ce pas tous les jours pareils?

    Lors de la première année de vie, un bébé a généralement un bon appétit. En effet, il grandit et prend du poids rapidement. Par la suite, cette croissance ralentit et, par conséquent, peut faire diminuer la quantité d’énergie quotidiennement nécessaire. Il faut donc être conscient que les besoins de chaque enfant peuvent changer jour après jour.

    On s’alimente parce qu’on a faim! Notre appétit, qu’on soit adulte ou enfant, est différent chaque jour et même d’un repas à l’autre. Notre enfant ne se laissera pas mourir de faim. Il va manger ce dont il a besoin pour pouvoir jouer, bouger et apprendre. Notre enfant reconnaît habituellement les signaux physiques de satiété. On ne peut donc pas juger à sa place s’il a faim ou non. Il est possible qu’il ait un grand appétit pour le déjeuner, mais qu’il mange peu pour le dîner et le souper. L’appétit varie selon notre degré d’activité physique et de notre horaire de la journée. Il faut respecter ces changements.

    Quand devons-nous nous inquiéter?

    Évidemment, si vous réalisez que votre enfant perd du poids, qu’il a peu d’énergie, qu’il ne dort pas bien, que le teint de son visage est pâle ou si vous observez que votre enfant est différent, il serait nécessaire d’aller consulter un médecin! Celui-ci vous permettra d’obtenir un diagnostic et vous guidera vers des pistes de solutions!

    Il existe de petits mangeurs!

    Votre enfant est en bonne santé, mais il a toujours mangé 2 ou 3 bouchées avant de dire qu’il n’a plus faim? Les enfants ne sont pas tous des gloutons. Certains mangent beaucoup et d’autres peu. Encore une fois, gardons en tête qu’un enfant ne se laissera pas mourir de faim. Par contre, il serait préférable que ces 2 ou 3 bouchées contiennent des aliments sains.

    Si vous vivez ceci au quotidien, il existe des sites web, tels que le www.nospetitsmangeurs.org, qui permettent d’obtenir des trucs culinaires intéressants et utiles. Vous pouvez aussi consulter une nutritionniste pour obtenir d’autres idées que vous pourriez appliquer dans votre quotidien pour que vos repas soient plus nutritifs. Votre petit mangeur risque d’en rester un et il n’y a vraiment rien de mal là-dedans!

    L’affirmation de soi

    Avec les années, nos goûts changent. Ce n’est pas parce qu’on aime un aliment un jour que nous l’aimons pour toujours. Nos enfants sont pareils comme nous et aiment, en plus, nous le dire haut et fort! Nos petits développent leur préférence alimentaire comme ils développent leur personnalité. Ils aiment prendre du contrôle sur leur vie et pouvoir faire leurs propres choix. Ils aiment décider pour eux.

    Solutions

    Si vous éprouvez des difficultés lors des repas en famille, il n’y a rien à faire pendant le repas. Les solutions ici-bas doivent être appliquées avant de passer à table :

    1. Juste avant le repas, fermez tous les écrans (TV, ordi, cellulaire, tablette, etc.).
    2. Impliquez-les! Demandez à vos enfants de mettre la table.
    3. Cuisinez avec votre enfant. Cela l’aidera à comprendre ce qui se trouve dans son assiette. Il pourra vous dire avant le repas, ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas. Vous pourrez en discuter ensemble. Cette activité permettra également d’explorer ses 5 sens et d’améliorer la sélectivité alimentaire de votre enfant tout en s’amusant.
    4. Mettre la bonne quantité de nourriture. Lorsqu’il est temps de préparer les assiettes, demandez à votre enfant de venir voir et de vous dire quand arrêter. De cette manière, il aura un sentiment de contrôle sur sa vie et cela se passera de façon positive.
    5. Évaluez la faim. Demandez à votre enfant s’il a une grande ou une petite faim et comment il fait pour le savoir. Vous pouvez faire la même chose après le repas quand il dit ne plus avoir faim. Demandez-lui comment il fait pour le savoir et quels sont les signaux que son corps lui envoie. Cela vous aidera à mieux comprendre votre enfant.
    6. Servez les collations et les breuvages environ deux heures avant le repas pour ne pas lui couper l’appétit.
    7. Respectez son appétit!
    Le mot de la « faim »

    Consultez un professionnel de la santé ou de la nutrition si votre inquiétude persiste. Pendant le repas, lâcher prise. Les menaces et le chantage ne serviront à rien! Agissez de façon préventive en vous amusant à cuisiner avec votre enfant. Explorez et découvrez de nouveaux aliments. Apprenez également à reconnaître les signaux physiques de faim et de satiété de votre enfant, mais aussi les vôtres.

    Bon appétit!