• Doit-on laisser son enfant pleurer?

    Laisser bébé pleurer

    Voici une question que tous les parents se posent! C’est aussi une question qui est souvent à réponses multiples venant de notre entourage. Ces différentes opinions peuvent parfois nous embrouiller encore plus, alors que ce que nous voulons savoir en tant que parents est le pourquoi du comment!

    Explication en lien avec les neurosciences.
    Margot Sunderland a écrit un livre en se basant sur les informations recueillies par le professeur Jaak Pankesepp (recherches et des études sur « le cerveau émotionnel » depuis plus de 30 ans). Elle prend le temps d’expliquer des notions qui nous permettent de comprendre ce qui se passe dans le cerveau de notre bébé lorsqu’on le laisse pleurer longtemps.

    Pourquoi est-ce nocif ?

    « Quand un bébé pleure, ses glandes surrénales libèrent du cortisol, une hormone qui réagit au stress. Le taux de cortisol diminue si le bébé est consolé, mais reste élevé dans le cas advenant. S’ils durent trop longtemps, les pleurs sont potentiellement dangereux, car le taux de cortisol peut atteindre un seuil toxique au-delà duquel les structures et systèmes essentiels du cerveau […] peuvent être endommagés. »’ De plus, elle nous explique qu’il faut prendre en considération que le cerveau du petit est encore en développement. « ’Le cortisol agit lentement et peut donc rester en forte quantité dans le cerveau pendant des heures, voire des jours et des semaines chez les personnes en dépression. » Je crois personnellement que les nouvelles recherches sur le cerveau valent la peine d’être prises en considération.

    Le juste milieu
    Personnellement, je crois que le juste milieu est souvent une bonne alternative! Laissez la chance à votre petit de vous exprimer quelque chose avant de courir auprès de lui. Observez ses pleurs. Il y a une grande différence entre le laisser pleurer 30 minutes sans le rassurer et pleurer quelques minutes en prenant soin d’aller le rassurer, le caresser, lui parler calmement. Qu’en pensez-vous ?

    Faire la différence entre les pleurs
    Tout petit, les enfants communiquent avec nous par leurs pleurs. Avec le temps, lorsque nous y portons une attention, nous pouvons voir une différence entre leurs pleurs. Ceux-ci signalent la faim, l’ennui, un mal, qu’il a chaud ou qu’il est trempé, etc. J’ai trouvé très intéressant d’entendre, lors d’une formation de Nancy Doyon , que nous permettons à notre enfant déjà tout petit, de faire d’énormes apprentissages lorsqu’on lui laisse la chance de faire ses demandes par lui-même, par ses pleurs par exemple (sans toutefois le laisser pleurer). Il est important en tant que parent de répondre à ses besoins de façon adéquate et bienveillante, il apprendra ainsi à connaître et exprimer ses besoins avec des mots au fil du temps.

    Je sens une question vous venir en tête : comment faire pour que mon enfant s’endorme dans son lit? Et si cela allait dans le même sens? Le rassurer ou le calmer sans nécessairement le sortir du lit. Revenir le voir quelques minutes plus tard ou démontrer que vous êtes là lorsqu’il pleure ou vous réclame, lui permet aussi d’apprendre à gérer et à vivre avec son stress de façon saine.

    Pour terminer, en tant que parent, je crois que nous agissons et voulons le mieux pour nos enfants dans le meilleur de nos connaissances. Soyons ouverts et laissons-nous la chance d’approfondir nos connaissances pour ensuite faire des choix avec ce qui nous ressemble le plus, dans le meilleur de nos aptitudes et de nos forces. Votre enfant ressentira votre hésitation et votre insécurité si vous n’êtes pas convaincu vous-mêmes! Faites-vous confiance et n’hésitez pas à communiquer avec nous si vous avez des questions!