• La relâche pour les enfants TSA

    La relâche pour les enfants TSA
    On a souvent tendance à penser que les enfants ayant un trouble du spectre autistique (TSA) ont la même compréhension du terme « semaine de relâche » que les enfants neurotypiques.

    Lorsque vous dites : « semaine de relâche » à un enfant neurotypique, à quoi pensent-ils pour la plupart?  Congé d’école pendant une semaine complète, pas de devoir, on reste à la maison avec papa et maman ou selon sa situation, jouer avec les amis, faire des visites, faire des sorties….beaucoup d’imprévus. L’enfant a fait des liens entre le terme et ce qu’il a déjà vécu ou ce qu’on lui a expliqué verbalement. Dès la première journée de la relâche, l’anxiété diminue, il est content, il dort bien, mange bien, etc.

    Pour la plupart des enfants TSA, le terme « semaine de relâche » ne veut absolument rien dire. On oublie qu’ils sont coupés du sens de l’information (Harrisson, St-Charles)[1]. Dès la première journée de la relâche, il est plus anxieux, fait des crises, ne dort pas, n’arrive plus à manger, tourne en rond, fait plus de gestuelles, etc.

    Il ne comprend tout simplement pas ce qui se passe, il est anxieux ! Il tente de donner un sens à la situation.

    Voici quelques trucs pour palier à la bonne compréhension de l’enfant TSA :

    • Lui expliquer visuellement ce que veut dire le terme « semaine de relâche »
    • Lui expliquer visuellement ce que l’on peut faire pendant la semaine de relâche.
    • Lui indiquer clairement à l’aide d’un support visuel tel qu’un calendrier par exemple, la première journée de la relâche et la journée qu’il recommence l’école.
    • Structurer le temps à la maison (horaire de la journée,  les activités, la visite qui arrive/part, les sorties, etc.).
    • Soyez le plus détaillé possible.
    • Utilisez le plus de visuel possible.
    • Laissez-lui du temps libre, tranquille.
    • Diminuer les stimuli (bruits, lumière, mouvements, etc) lorsque vous percevez des signes d’anxiété.
    • Revoyez avec lui la journée avant d’aller au lit (ce qu’il a fait, ce qui s’est passé), visuellement.

    Ayez toujours en tête comme référence que lorsque qu’il est 11h le matin, il se peut qu’il soit 16h (au niveau de la fatigue, surcharge) pour votre enfant (Harrisson, St-Charles)[2].

    Bien sûre chaque enfant est différent dépendant l’intensité de sa structure, c’est-à-dire son degré d’atteinte.  Ne vous gênez pas pour vous faire confiance en temps que parent, vous êtes la personne qui connaît le mieux votre enfant.

    Bonne relâche à tous !

     


    • [1] Harrisson, B. ; L’autisme : Au-delà des apparences, Le fonctionnement interne de la structure de pensée autistique, Concept ConsulTED, 2010
    • [2] Harrisson, B. ; L’autisme : Au-delà des apparences, Le fonctionnement interne de la structure de pensée autistique, Concept ConsulTED, 2010