• La sécurité affective

    Comme la sécurité physique, la sécurité affective est un besoin fondamental à donner à l’enfant. La sécurité affective se bâtit dès la naissance et tout au long de la vie de l’enfant avec le lien d’attachement, le respect de nos valeurs, l’estime de soi, un encadrement rassurant et cohérent de la part des personnes significatives, l’empathie, l’écoute et le lien de confiance.

    Comment faire? Quels sont les gestes à poser pour bâtir une sécurité affective adéquate?

    • Lien d’attachement :  Dès la naissance, répondre à ses besoins essentiels (boire, changement de couche, manger, consoler ses pleurs, etc.). Vous êtes la figure d’attachement de l’enfant. Vous êtes son repère en cas de tristesse, de stress, etc.
    • Respect de nos valeurs : Quelles sont vos valeurs? Prenez le temps de les écrire sur une affiche et de la placer à la vue de tous. Ça permet de garder clairement à l’esprit ce que vous voulez transmettre à votre enfant.
    • Estime de soi :  Elle grandit en valorisant les actions positives, en encourageant les efforts et la persévérance.  Ex. : « Bravo! Tu as bien lu et répondu à ton texte de français »
    • Encadrement sécurisant et rassurant : Prodiguer une conséquence de réparation en lien avec l’action négative qu’il vient de faire. Ceci le responsabilisera. Vous devez être cohérent. A-t-il besoin d’une doudou? D’une suce? D’un rituel qui le sécurisera lors d’un changement tel que l’intégration en milieu de garde? Être ferme s’il agit contre vos valeurs et les règles de vie que vous voulez lui transmettre. Ayez des limites claires.
    • L’écoute avec empathie : Écouter sa peine, son anxiété, sa mauvaise humeur, etc avec empathie. Ex. : « Je comprends ta peine, tu aimerais mieux rester avec moi. Je reviens te chercher après la sieste. » Pour le grand et le petit, même si parfois on pense qu’il ne comprend pas, il se sentira rassuré et compris dans son émotion si vous appliquez cet exemple.
    • Surtout, n’ignorez pas ce qu’il vit. Ça ne veut pas dire de lui donner tout ce qu’il demande. Ça dépend de la situation. Si vous faites et donnez toujours ce qu’il vous demande, ses pleurs et ses crises vont s’accentuer, car il sait comment agir pour obtenir ce qu’il veut. Ainsi, la sécurité affective sera compromise.
    • Lien de confiance : Il s’établit en étant rassurant, cohérent, sensible et attentionné aux échanges sociaux avec votre petit.

    En bâtissant jour après jour les points précédents, vous réussirez à faciliter le détachement du lien parental lors de l’intégration en milieu de garde et au monde scolaire. Ceci facilitera la création d’un lien significatif avec l’éducatrice et/ou l’enseignant. L’enfant se sentira en sécurité dans les limites des valeurs que vous voulez lui transmettre. Ce qui l’encouragera à explorer, apprendre, trouver des solutions, persévérer et passer à travers les défis de la vie.

    Surtout, donnez cette sécurité avec Amour!