• Mon ado consomme… quoi faire, quoi accepter?

    Vous doutez que votre ado consomme en cachette un joint avec ses amis de temps en temps. Le problème est-il plus grave? Consomme-t-il plus fréquemment? Voici des pistes d’intervention qui vous guideront quant à cette situation?

    Tout d’abord, le fait de consommer un joint de temps à autre pour le plaisir est signe que votre enfant cherche à se définir auprès d’un groupe. Ces jeunes, lorsqu’ils sont en « gang », le font pour différentes raisons : amusement, détente, appartenance au groupe, défier l’autorité, peine d’amour, se sentir moins seul, etc.

    Le rôle du parent est de questionner directement son enfant en évitant de le confronter. Si, en vous disant la vérité, votre enfant a l’impression qu’il se fera gronder, il ne dira rien, ou encore, se fâchera et esquivera de son mieux la situation.

    En tant que parent, établissez un climat de calme et de confiance pour aborder un tel sujet. D’abord, informez le jeune de vos doutes à propos de sa consommation occasionnelle, tout en lui expliquant que vous ne le gronderez pas. Puis, précisez-lui que vous voulez vous assurer qu’il est en sécurité lorsqu’il consomme. Par la suite, vous pouvez le questionner sur les sortes de drogue qu’il a essayées, celles qu’il préfère ainsi que la fréquence, les lieux et les moments de sa consommation. N’oubliez pas de rester neutre et calme!

    Pourquoi ne pas l’encadrer dans sa consommation; je m’explique! Demandez à votre jeune de consommer moins souvent (exemple : 1 fois par semaine au lieu de 3 fois) et de le faire préférablement durant la fin de semaine, car vous désirez qu’il réussisse l’école. Expliquez-lui les conséquences des drogues sur sa santé et son rendement. D’ailleurs, vous pouvez lire avec lui plusieurs articles sur le sujet via internet. Sensibilisez-le sur le sujet. Ensuite, demandez-lui qu’il s’en tienne à une consommation de drogues légères (pot). Encouragez-le à ne pas consommer de drogues dures en lui parlant des conséquences graves que celles-ci peuvent entraîner. N’oubliez pas de garder un discours rempli d’amour et de confiance en lui rappelant que vous tenez à lui, que vous croyez en lui et que vous serez toujours là pour lui.

    Maintenant, en tant que parent, il est tout à fait normal d’avoir de grandes difficultés à accepter que notre ado consomme. Malheureusement, la privation et les conséquences négatives ne feront qu’amplifier le besoin de votre ado de vous défier. C’est tout à fait à éviter.

    En aucun cas, vous ne devez accepter sa consommation ou l’encourager… Cela entraînera alors une confusion sur votre rôle de parent. Ne payez pas sa consommation. S’il a des tâches et qu’il est payé pour les faire ou encore s’il a un emploi, c’est son choix de dépenser son argent. Vous pouvez par contre l’aider à se trouver un objectif qui l’obligera à économiser cet argent (exemple : se payer le voyage scolaire de fin d’année ou payer ses cours de conduite).

    Si le problème est plus grave c’est-à-dire que la drogue prend une place importante dans la vie de votre ado et qu’il semble sous l’effet de celle-ci à quelques reprises durant la semaine, parlez-en avec lui et essayez de l’aider à diminuer sa consommation. Il est extrêmement important de demander de l’aide à un intervenant en toxicomanie, à un professionnel de son école ou au CSSS. Ne restez pas seul avec ce problème.

    Finalement, les mots-clés sont : le calme, l’amour, la confiance et l’encadrement. En aucun cas, vous ne devez accepter la situation, mais assurez-vous d’encadrer votre adolescent. Après tout, vous serez son parent pour la vie. Si le problème persiste et s’aggrave malgré vos interventions, ne soyez pas gêné de chercher de l’aide.

    N.B. Ces interventions s’appliquent aussi à la consommation d’alcool.