• Pensez-vous que votre style parental affecte votre manière d’éduquer vos enfants ?

    Autoritaire ou permissif
    Pensez-vous que votre style parental affecte votre manière d’éduquer vos enfants ?

    Si oui, prenez le temps de lire ma propre histoire ?

    Bonjour à vous chers parents !

    Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, je ne suis pas né avec cette fibre parentale et je vous avouerai que c’est le devoir le plus prenant que j’ai eu à accomplir dans ma vie. J’ai donc agi selon mes connaissances, tirées des valeurs et croyances des modèles parentaux que j’ai reçus étant enfant… jusqu’à ce que je m’aperçoive tristement que j’étais dans le champ ! Non pas qu’ils ont mal fait leur devoir parental : simplement qu’ils n’avaient pas les bons outils pour le faire. Dès lors, je ME suis questionné sur mon propre style parental !

    Voici ce sur quoi j’ai commencé à réfléchir :

    Au fil du temps, différents chercheurs ont défini plusieurs styles parentaux. Quel style parental pensez-vous être ? Autoritaire, permissif, absent, entraîneur, abusif, ambitieux, aliénant, équilibré, directif ou démocratique, sévère, mou, désengagé ?

    Avant de répondre à cette question, il faut préciser qu’on peut composer avec plusieurs styles et se permettre d’essayer différentes avenues afin de parvenir à un juste équilibre. Plusieurs parents vont utiliser intuitivement le style autoritaire qui est très, voir trop rigide ou le style permissif qui, par opposition au style précédent, est trop laxiste. L’objectif est de trouver son équilibre entre les deux en tant que parent afin d’être encadrant lorsque nécessaire tout en ayant de la souplesse et de l’ouverture. Le style démocratique vous permet donc d’éduquer vos enfants en fonction de leur âge, de leur développement, de leur personnalité, de leurs besoins, etc. tout en respectant les valeurs que vous désirez leur transmettre. Ce qui veut dire que par exemple, vous serez davantage encadrant et directif sur certaines choses avec un enfant en bas âge que si vous étiez devant un adolescent. Cette façon de faire favorise du coup leur développement, leur autonomie et leur débrouillardise. Tout dépend de l’étape où se situe l’enfant.

    Alors voici le premier et un des plus courants parmi les styles parentaux : le style autoritaire.

    • Il ne laisse pas l’enfant juger de ce qui est bon ou mauvais par lui-même.
    • Il impose sa volonté en limitant le plus possible l’autonomie ;
    • Il décide de ce qui est juste et freine l’échange verbal avec l’enfant ;
    • Il favorise les punitions, allant même parfois jusqu’à la punition corporelle ;
    • Il est indifférent, moins chaleureux.

    Lorsqu’il est reproduit sans nuances, voici ce que cela implique sur l’enfant :

    • Il peut devenir renfermé et méfiant ou dans le cas contraire, il prend exemple sur l’autorité et essaie de contrôler son environnement. Par exemple, il peut vouloir contrôler la fratrie ;
    • Il peut intimider d’autres enfants ;
    • Il est anxieux et réservé, plus susceptible à la toxicomanie, l’alcoolisme, le vandalisme ou la délinquance ;
    • Il est peu enclin à l’autonomie et attend qu’on lui donne des directives, car il est trop contrôlé ;
    • Il peut devenir plus passif, dépendant et moins adapté socialement.

    Avec ce style parental, la discipline du parent est élevée tandis que l’affection est moins présente, voir même inexistante. L’enfant peut être enclin à développer les blessures d’injustices (masque de la rigidité) et d’abandon (carence affective).

    Voyons maintenant le deuxième style le plus populaire : le style permissif.

    • Le parent permissif à certaines difficultés à se faire écouter.
    • Il choisit donc souvent la facilité et « achète la paix ».
    • Qu’il s’agisse des moments de sorties ou des règles à définir à la maison, il lui est très difficile de les maintenir.
    • Étant très indulgent, le parent permissif minimise les conséquences.
    • L’enfant est en partie laissé à lui-même : l’adulte ne force pas son implication par exemple pour les tâches quotidiennes comme la propreté, le rangement, l’heure du coucher, etc.
    • De plus, le parent permissif peu argumenter longtemps avant de faire adopter son point de vue… s’il y parvient!

    Conséquences sur l’enfant : 

    • Il est immature et a peu de contrôle sur lui-même.
    • Il peut devient égoïste et narcissique: il ne pense qu’à ses besoins.
    • Il cherche à défier l’autorité et vise le plaisir avant tout.
    • Il refuse de participer aux tâches ménagères.
    • Il peut manquer de respect envers autrui et les règles de société, se rendant parfois jusqu’à la violence et la délinquance.
    • Il peut devenir hésitant dans la vie et souvent anxieux.
    • Il se demande souvent si son choix est juste, même adulte, étant donné qu’il n’a pas développé la confiance en soi.

    La discipline du parent permissif est faible, voire quasi inexistante, sauf en cas de nécessité. Et lorsque c’est le cas, il leur est très difficile de se faire écouter. L’affection par contre y est généralement plus présente.

    Et qu’en est-il du style démocratique? Voici ce qui le caractérise :

    • Les règles sont annoncées clairement aux enfants ainsi que leurs conséquences mais certaines seront déterminées avec la collaboration des enfants.
    • L’application des conséquences logiques est presque systématique mais l’enfant est accueilli dans les émotions que celles-ci provoquent en lui.
    • Les enfants ont la possibilité de faire des choix mais dans un cadre prédéfini par les parents.
    • Les exigences sont toujours déterminées en fonction de l’âge, du développement de l’enfant ainsi que des valeurs familiales afin de répondre aux besoins actuels de l’enfant.
    • L’écoute et l’empathie est au coeur de toutes les limites, parfois très ferme, qui sont imposées aux enfants.

    Conséquences sur l’enfant :

    • Il apprend à composer avec les frustrations tout en se sentant écouté et accueilli par ses parents dans ce qu’il vit.
    • Il respecte les autres, son environnement ainsi que lui-même.
    • Il apprend graduellement à auto-réguler ses comportements afin de faire des choix plus adaptés à ses besoins.
    • Il sait que ses parents sont là pour l’accompagner à se développer à son plein potentiel et qu’il sera réconforté s’il en ressent le besoin.
    • Il se responsabilise face à ses choix sans avoir peur de la réaction de ses parents.
    • Il développe sa confiance en lui et son estime personnelle à travers ses expériences de vie familiale. Il a le droit d’explorer, de s’exprimer et de se tromper… ce qui lui donne envie d’essayer!

    L’expression « une main de fer dans un gant de velours » colle très bien à ce style d’intervention. L’enfant a le droit d’être qui il est et de l’exprimer tout en respectant un cadre prédéfini par l’adulte. Il ne sera donc aucunement déstabilisé face aux règles de la société et aux conventions sociales.

    Rappelez-vous que chaque parent trouve son propre équilibre à travers les différents styles parentaux. À chacun sa couleur! Ce n’est que lorsque vous sentez que l’harmonie et l’équilibre vacillent qu’il faut se poser des questions.

    Dans la deuxième partie, vous découvrirez les problèmes de couple découlant de styles parentaux différents entre les deux parents. Bonne lecture !


    Premier texte d’une série de trois…

    Deuxième partie : Mauvaise communication et valeurs différentes ne font pas bon ménage!

    Troisième partie : Prendre sa vie en main, ça veut dire quoi?