• La sieste à 2 ans

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    Adorable little girl resting in the bed

    Bonjour,

    Ma fille de 2 ans et demi a toujours eu de la difficulté à s’arrêter quelques minutes afin de succomber au sommeil. J’ai toujours éprouvé de la difficulté à la coucher pour sa sieste, même bébé. J’ai dû rapidement passer de 2 siestes à 1 sieste vers 10 mois. Pourtant, j’ai toujours fait la même routine (histoire, lait en chantant et dodo) lorsqu’elle était dans sa couchette. Je la mettais dans son lit, sortais de la chambre et elle finissait par s’endormir. Quelques fois assis dans sa couchette, mais quelquefois j’étais obligée de la maintenir un peu et elle finissait par s’endormir.

    Mais depuis que nous avons changé la couchette par un lit, à 2 ans, donc depuis 6 mois, elle ne s’endort plus. Elle joue dans sa chambre et fait plein de mauvais coups… vider ses tiroirs, déchirer des livres et même l’autre jour jouer avec son caca, partout dans la chambre. Je la laisse environ 1 heure dans sa chambre, je me dis qu’au moins elle est dans sa chambre « calme ». À la garderie, elle dort, mais l’éducatrice doit la maintenir environ 15 minutes pour qu’elle s’endorme. J’ai tenté la même façon à la maison, mais ça peut me prendre 45 minutes. C’est un peu long et je ne pense pas que c’est une solution à long terme, afin je pense…

    J’aimerais beaucoup trouver une solution. Je sais qu’elle a besoin de sa sieste, car elle est vraiment fatiguée en fin de journée lorsqu’elle ne dort pas.

    En plus, le coucher du soir commence aussi à être difficile. J’ai la même routine depuis qu’elle est bébé (bain, brossage de dent, crème et pyjama, histoire, lait et bonne nuit). Elle se relève et ça lui prend une bonne heure pour enfin dormir.

    Je sais que chaque enfant est unique, avec mon autre fille de 14 mois, je n’ai aucun problème. Je la couche et elle s’endort aussitôt et même quelquefois, elle fait encore 2 siestes. (c’est une dormeuse)

    Si vous avez quelques conseils à me donner, je l’apprécierais beaucoup, car j’ai l’impression que j’ai tout essayé…

    Merci de l’attention portée à ma demande

    Marie-Ève Lupien


    Bonjour Madame Lupien,

    Beaucoup de parents vivent certaines difficultés relatives au sommeil de leur petit âgé entre 18 mois et 4 ans. Il est à noter que votre fille est dans une phase de développement où elle a besoin de s’affirmer et de tester les limites. Il est donc normal qu’elle cherche à se relever de son lit. Permettez-lui de faire des choix quotidiennement et d’avoir des responsabilités adaptées à ses capacités. Ainsi, elle aura la possibilité de s’affirmer lors d’occasions appropriées.

    Vous avez déjà mis en place une routine précédant le sommeil que vous reproduisez depuis longtemps. Je vous encourage à continuer de la respecter malgré le fait que votre fille se relève régulièrement. Cet aspect constant contribuera à sécuriser votre enfant jour après jour.

    Je vous suggère de répondre aux quelques questions suivantes afin de mieux analyser votre situation :

    • Y a-t-il des moments où il est plus facile de mettre votre fille au lit? Qu’est-ce qui est différent lors de ces situations? Comment pourriez-vous reproduire ces bonnes conditions?
    • Quelle est votre attitude lorsque votre petite se relève? Vos réactions génèrent-elles des gains qui pourraient contribuer au maintien de ce comportement?
    • Indépendamment du fait que votre fille a un nouveau lit, y a-t-il d’autres événements de sa vie qui pourraient expliquer son comportement?

    Comme vous semblez en être consciente, votre fille gagnera à devenir autonome dans l’endormissement. Sachez que de 15 à 60 minutes peuvent être nécessaires pour qu’un enfant s’assoupisse. Voici quelques conseils pour aider votre petite à s’endormir seule :

    • Veillez à diminuer les stimulations avant le coucher. Par exemple, réduisez l’éclairage, les bruits et votre ton de voix. Favorisez les jeux calmes afin que votre fille soit dans un état de détente avant la période de repos.
    • Les enfants comprennent souvent plus que ce que leur niveau de langage verbal ne laisse présager. Expliquez-lui ce que vous vous attendez d’elle, soit de rester dans son lit et de faire une sieste.
    • La période de la sieste et celle du coucher doivent être abordées comme étant des moments agréables. Cultivez la fierté de votre fille en soulignant la chance qu’elle a de pouvoir dormir dans un lit de « grande fille ». Restez optimiste : « Je te fais confiance, je sais que tu vas y arriver! »
    • Certains enfants ont de la difficulté à se séparer de leurs parents, d’où une opposition lorsqu’ils doivent se coucher. Si tel est le cas pour votre fille, je vous invite à la rassurer en lui disant que vous serez disponible pour passer du temps avec elle après sa sieste. Et si vous le dites, faites-le de façon constante! Ainsi, votre enfant aura la certitude que son besoin d’attention sera comblé. Un objet de transition, comme une peluche, une doudou ou une poupée, pourrait également la réconforter durant les périodes de sommeil.
    • Le lit à une place peut causer de l’insécurité chez quelques enfants puisque, comparativement au lit de bébé, le matelas est plus grand. Le petit peut s’y sentir « perdu » et cela peut nuire à son sommeil. C’est pourquoi le lit de transition, qui accueille un petit matelas et qui est plus bas sur pattes, est à privilégier avant d’effectuer la transition vers le lit à une place. Toutefois, il est possible de restreindre la surface du matelas régulier en lui ajoutant des couvertures roulées à gauche et à droite. L’enfant se sentira plus encadré et donc plus en sécurité. Des côtés amovibles installés au lit pourraient aussi contribuer à apaiser votre enfant.
    • Si votre fille se lève tout de même, accordez-lui le moins d’attention possible. Raccompagnez-la dans son lit, et ce, autant de fois que nécessaire. Conservez une attitude neutre et évitez d’argumenter. Par exemple, vous pourriez lui dire : « Je t’aime, mais c’est l’heure de la sieste, dodo. »  Cette démarche peut vous paraître éreintante, mais la constance sera votre alliée pour surmonter cette difficulté.

    Sur ce, je vous souhaite bon succès!