• Routine du matin

    La routine du matin chez Martin Larocque!

    « Debout les gars, il est 7h. Matisse… debout! Oui, Sacha, tu es obligé d’aller à l’école comme hier et comme les six derniers mois. Miro, lâche Matisse. Faites vos lits, les gars.

    Oui, Matisse, tu fais partie des gars et oui, Sacha, tu es obligé de faire ton lit comme tous les matins depuis que tu as 5 ans.

    Non, Matisse, je ne pense pas que vous êtes mes esclaves. Oui, Miro, je vais faire mon lit aussi, mais lâche Matisse. Je sais, mais il veut être tranquille le matin. Non Sacha, tu ne fais pas de fièvre.

    Habillez-vous, les gars! Non, tu ne peux pas aller à l’école en pyjama, Sacha. Matisse, va faire ton lit. Sacha, va faire ton lit. Matisse, peigne-toi, je ne vois pas tes yeux. Non, je ne te rase pas la tête ce matin. Miro, habille-toi.

    Dépêchez-vous les gars, vous allez courir tantôt. Venez déjeuner les gars. Oui, Matisse, toi aussi tu dois déjeuner. Non, Miro, on ne commande pas de pizza. Venez déjeuner! Matisse, quel fruit veux-tu?

    Sacha, va enlever ton pyjama, maintenant! Non, des Froot Loops! Matisse, ce n’est pas un fruit. Quel fruit tu veux, Miro? Sacha, c’est le pantalon de Miro, ça, il est trop court pour toi. Matisse, quel fruit veux-tu? Non, Sacha, tu ne pars pas une nouvelle mode ce matin.

    Matisse, tu es où? Lâche l’ordinateur, c’est le matin. Venez manger vos fruits. Oui, Sacha, tu es obligé de manger tes fruits comme tous les matins. Qui veut à boire? Non, Miro, on ne boit pas de liqueur. Miro, n’oublie pas de remettre l’enveloppe à ton professeur.

    Non, je ne pense pas que tu es mon esclave… Matisse, si tu as fini ton déjeuner, va brosser tes dents. Miro, il faudrait que tu commences à manger. Où vas-tu, Sacha? Non, tu ne peux pas te changer. Ça fait déjà cinq fois que tu te changes ce matin. Déjeune maintenant!

    Non, je ne sais pas ce qu’on va manger pour dîner. Non, Miro, je ne commande pas de pizza. Ne pleure plus et va te brosser les dents. Sacha, va te brosser les dents. Je sais, mais cette fois-ci, utilise du dentifrice. Non, Miro, tu ne peux pas te laver les mains avec du dentifrice. Parce que. Oui, Sacha, tu es obligé de te brosser les dents comme tous les matins. Non, c’est trop cher un dentier, et il faudrait que tu le laves aussi tous les matins.

    Matisse, tu es où? Lâche l’ordinateur, tu n’as pas fait ton lit, va le faire S.V.P. Non, tu ne dors pas dans un sac de couchage ce soir. Sacha, as-tu fini de te laver? Les gars, il est moins dix, allez chercher vos sacs, ça va être le temps de partir. Miro? Miro, tu es où? Lâche l’ordinateur. Je sais que Matisse y était, mais il n’avait pas le droit non plus, comme tous les matins.

    Matisse, lâche la télé. Non, il n’y a jamais de météo sur Télétoon, tu le sais. Va chercher ton sac, il est moins cinq. Sacha, tu es où? Comment ça, « aller » à la toilette, tu ne pouvais pas y aller avant? Dépêche-toi.

    Laisse faire le choix de livre, tu n’as pas le temps de lire. Non, Miro, tu ne peux pas sortir en t-shirt. Je sais qu’il fait soleil, mais il fait 0 degré Celsius. Non, ça ne veut pas dire qu’il n’y a plus de degré, ça veut dire qu’il fait froid. Matisse, tu es où? Lâche ton Game Boy pis habille-toi.

    Il reste deux minutes les gars, habillez-vous S.V.P. Comment ça, j’ai quelque chose à signer? Il fallait me le dire hier, lorsque je t’ai demandé si tu avais quelque chose à faire signer. Trop tard, là. Non, je ne souhaite pas que tu ne réussisses pas à l’école. Il fallait juste y penser avant. Sacha, as-tu fini? D’accord, mais tu t’arrangeras avec ton professeur.

    Non, je ne vais pas t’essuyer. Et oui, tu es obligé de t’essuyer! Matisse, où es-tu?

    Viens me donner mon bec… Bye, mon amour! Toi aussi, Miro, tu es mon amour… Bonne journée! Non, Miro, on n’appelle pas un taxi. Tu vois la bâtisse de l’autre côté de la rue? Eh bien, c’est l’école. C’est pour ça qu’on n’appelle pas un taxi. Allez les gars, c’est le temps de partir. Non, Sacha, tu ne fais vraiment pas de fièvre.

    Moi aussi je vous aime… Bye! « Ouff »! (un temps) Chérie? C’est quand donc la semaine de relâche? »

    Texte rédigé printemps 2008