• Rien à faire, il dort comme une bûche !

    Garçon qui dort profondément avec réveil-matin
    6h du matin : une alarme retentit dans la chambre d’à côté.  Elle sonne… sonne… sonne…  Vous vous dites : « Non, mais il va bien finir par l’arrêter ! »  Rien à faire…  Vous vous levez et allez secouer cet ingrat d’adolescent qui n’a même pas le cœur d’arrêter cette ***** alarme !  Il doit bien faire exprès : impossible de ne pas l’entendre !!!

    Eh bien oui !  C’est possible !  Infernal pour l’entourage, mais fort possible !  Mais ne désespérez pas : il y a un petit truc assez simple qui pourrait vous aider !

    Premièrement, pour que ce truc fonctionne, il faut que le dormeur en question soit motivé à se lever…  Parce qu’on peut remarquer grosso modo, 2 types de dormeurs difficiles à réveiller : ceux qui aimeraient bien ne pas avoir besoin de maman ou papa pour se lever mais n’y arrivent pas, et ceux pour qui c’est plutôt confortable comme situation.  Pour ces derniers, il faudra leur laisser expérimenter les désagréments de se lever en retard : devoir courir pour attraper l’autobus, ne pas avoir le temps de se peigner ou de manger, recevoir des avertissements de l’école ou du travail, etc.  Et là, j’entends en écho dans ma tête, quelques parents qui protestent : « Oui, mais je veux qu’il réussisse son année, et s’il est toujours en retard, ou s’il ne se lève pas, ça nuira à sa réussite ! ».  Je comprends.  Si vous êtes dans cette situation, il vaut mieux demander du soutien professionnel pour qu’éventuellement, la motivation provienne du jeune plutôt que de ses parents…  Parce que c’est lourd pour tout le monde, je vous l’accorde !

    Par contre, lorsqu’on se trouve face à un jeune motivé à se lever mais que l’alarme ne réveille pas, je vous propose d’utiliser une technique qui m’a été inspirée de la PNL (programmation neuro-linguistique).  Une des choses qu’on a remarquées en PNL, c’est que nous fonctionnons en grande partie par programmations et automatismes.  Ces programmations sont formées par les synapses, des petits « fils » qui relient entre elles les neurones du cerveau.  Par exemple, lorsqu’une personne apprend à conduire, elle doit réfléchir à chacun de ses gestes. Mais après un certain temps, plusieurs de ses gestes deviennent des automatismes : un « chemin » s’est créé dans le cerveau, et comme un sentier en forêt, plus il est utilisé régulièrement, plus il s’élargit et devient facile à emprunter.

    Dans le cas qui nous intéresse, ce qu’on souhaite créer comme programmation, c’est que lorsque la personne entend un certain son (une alarme, une chanson ou autre), elle se réveille.

    L’idée m’est venue lorsque j’ai réalisé que je pouvais très bien dormir dans un lieu où il y avait différents petits bruits, mais que je me réveillais dès les premières notes de l’alarme que j’utilise sur mon cellulaire depuis des années, et ce, même si le volume est presqu’imperceptible lors de ces premières notes (le son augmente graduellement).  J’en ai déduit que j’avais créé une programmation : ces quelques notes envoient le signal à mon cerveau de se réveiller !

    Donc, lorsque Mathieu, 18 ans, et ses parents m’ont parlé de son incapacité à se réveiller, et ce, même avec une alarme qui lui hurle de sortir du lit, je me suis dit qu’on pourrait essayer de reproduire cette programmation chez lui.

    Voici donc LA technique :

    1. Choix de l’alarme

    J’ai demandé à Mathieu de choisir une alarme qui serait associée au réveil et de ne plus changer. Ça pouvait être une chanson qu’il n’écoute pas en d’autres circonstances (on veut l’associer au réveil), ou une alarme de son choix.

    2. Programmation

    Les recherches semblent dire que le cerveau a besoin de 21 à 30 répétitions pour créer un lien durable entre les neurones.  Donc, durant quelques jours, à raison de 3 à 5 fois par jour, Mathieu devait programmer l’alarme à différents moments de la journée, idéalement lorsqu’il était dans un état calme, comme durant une période d’étude, devant la télé ou un jeu vidéo.  Lorsque l’alarme sonnait, il devait se lever IMMÉDIATEMENT, fermer l’alarme et aller marcher ou faire autre chose durant une minute. D’une fois à l’autre, le cerveau enregistrait que l’alarme devait le mettre en action.

    3. Choisir où placer l’alarme

    Le soir, choisir un endroit pour placer l’alarme : cet endroit devait être assez loin du lit, de sorte qu’il doive se lever pour la fermer.  Cette précaution servait à éviter qu’il ne se rendorme après l’avoir éteinte, ce qui apporterait de la confusion au cerveau : la programmation serait alors beaucoup moins puissante, le cerveau ne sachant plus s’il doit se réveiller pour de bon, ou juste pour éteindre l’alarme.

    4. Demeurer vigilants durant quelques mois

    Une fois la programmation installée, il faut demeurer constants durant les mois suivants : le cerveau pourrait être tenté de retourner vers le connu… Il faut donc continuer à utiliser le même signal, ne l’utiliser que pour le lever et ne pas « snoozer », durant quelques mois.

    5. Célébrer!

    Yahouuuu !  Mathieu se lève maintenant seul à 4h30 du matin pour son nouveau boulot !!!  Papa et maman peuvent enfin terminer leurs nuits sans interruptions…  Ahhhh !!!!  Le bonheur !


    Comme c’est la première fois que j’utilise la programmation dans ce contexte précis, j’aimerais bien entendre vos commentaires : je suis certaine que plusieurs vivront des réussites avec cette technique très simple, puisque j’utilise régulièrement les programmations dans mes coachings auprès des familles. Je suis tout simplement fascinée par l’efficacité de la PNL pour créer des changements de façon parfois spectaculaire !  Je vous encourage à utiliser cette technique pour différentes situations dans votre vie : ça peut drôlement faciliter les choses, d’avoir des programmations !

    Vous voulez savoir si la PNL peut faire quelque chose pour les petits irritants que vous vivez en famille ?  N’hésitez pas à me contacter ou à contacter un coach familial de Nanny secours : plusieurs ont la formation !

    Bon succès !