• Déjà 2 ans !

    Vous avez l’impression que votre enfant de 2 ans prend toute votre énergie! Il veut tout faire tout seul, décider de tout, fait des crises pour s’habiller, pour manger, etc. Ce n’est pas toujours facile à gérer surtout lorsque c’est le temps de partir pour le travail ou aller porter le plus grand à l’école!

    Votre rôle
    C’est vrai que cette période est exigeante. Mais dites-vous que ce l’est tout autant pour votre enfant. Cette étape est normale et inévitable. Tant qu’à passer par là, pourquoi ne pas en profiter pour lui transmettre de bonnes aptitudes qui lui seront utiles tout au long de sa vie? C’est un apprentissage essentiel qui l’aidera à vivre avec ses pairs, avec les différentes consignes et règles de l’école, de son travail et de la société.

    Attention!!!
    Parfois, nous sommes portés à tout faire pour lui éviter des frustrations. La question à se poser est : Pour qui nous le faisons? Pour lui ou pour nous éviter de vivre un malaise (nous avons de la visite, nous sommes fatigués, la petite sœur est couchée, nous sommes à l’épicerie, etc.)
    Attention au piège! C’est ainsi que votre petit bout de chou connaîtra rapidement vos petits points faibles! Si vous lui en laissez la chance, il s’en servira (ce qui compliquera les choses).

    Retenez-vous, ne lui donnez pas ce qu’il veut instantanément pour qu’il arrête de pleurer. C’est parfois par notre réponse que l’on contribue, malheureusement, à le convaincre que c’est une superbe méthode pour obtenir ce qu’il veut. Il est intelligent, il utilise ce qui fonctionne!

    Attendez plutôt qu’il soit calme. Ensuite, évaluez la demande et répondez oui ou non. Soyez clair dans votre réponse, mais restez bienveillant. Faites aussi attention aux promesses non tenues.

    Par où commencer?
    Dites-vous une chose, c’est comme tout apprentissage, il doit vivre des frustrations pour bien intégrer la façon de gérer ses émotions. Votre travail est d’être son mentor. C’est à vous de lui montrer comment y parvenir. Comment y arriver? C’est beaucoup plus simple que vous ne le croyez!

    Premièrement, établissez quand il peut faire un choix et quand il n’a pas le choix. Vous ne laisserez pas votre enfant traverser la rue sans rien faire parce qu’il en a fait le choix, n’est-ce pas? Vous décidez quand sera l’heure du bain, mais il pourrait choisir entre deux jouets de bain. Il veut s’habiller, offrez-lui plus de temps le matin ou préparez-vous en même temps que lui (faites-en un jeu). Pourquoi ne pas inclure dans la routine du soir le choix entre deux vêtements?

    Deuxièmement, profitez des petites frustrations quotidiennes pour lui apprendre à gérer ses émotions. Par exemple : il vous demande une banane pendant que vous êtes en train de passer le balai. Vous pourriez lui dire : « C’est une bonne idée et c’est bientôt l’heure de la collation! Je termine de passer le balai. Ensuite, je vais t’en donner une. » Il la réclame maintenant? Ne changez pas votre discours et ne vous empressez pas de la lui donner. Évitez d’alimenter la crise en continuant d’argumenter et de lui offrir de l’attention qui, à ce moment, est négative. Le but n’est pas de le faire exploser. Ignorez son comportement. Continuer d’être de bonne humeur, dédramatisez, chantonnez, faites preuve de créativité! Il se rendra compte que ses comportements n’ont aucun impact sur vous. (S’il connaît vos petites faiblesses, il vous donnera peut-être du fil à retordre. Ne lâchez pas!)

    Il y a peut-être des moments où vous percevrez qu’il semble incapable de s’en sortir seul.

    Quoi faire?

    Ne tentez pas de le raisonner. Aidez-le par des gestes concrets. Approchez calmement et demandez-lui s’il aimerait que vous l’aidiez à se calmer. Généralement, il acceptera. Vous connaissez votre enfant, vous savez ce qui lui fait du bien. Vous pouvez lui donner un câlin, prendre de grandes respirations près de son oreille. Avec le temps, il vous imitera. Vous sentirez son calme revenir. C’est à ce moment que vous pourrez revenir sur la discussion. Il apprendra tranquillement à se calmer par lui-même.

    Donc, en lui faisant prendre conscience de ce qui lui fait du bien et en lui permettant de vivre ses expériences sainement à la maison, vous l’aidez à s’outiller pour faire face aux situations extérieures qui surviendront inévitablement.