• Bobos imaginaires

    Parce qu’ils ont besoin d’attention…

    Parce qu’ils ont besoin d’être rassurés…

    Parce qu’ils ont simplement de la difficulté à exprimer leurs émotions correctement, certains enfants inventent des malaises pour attirer la sympathie des adultes et que l’on s’occupe d’eux…

    Il n’est cependant pas toujours facile de déterminer le vrai du faux. Les enfants peuvent être d’excellents comédiens parfois! Je vous propose ici une démarche à suivre et quelques petits trucs pour vous en sortir.

    Première chose à faire : étudiez la douleur.

    Vérifiez les symptômes physiques :

    • Fait-il de la fièvre
    • Est-il pâle?
    • Est-il amorphe ou somnolent, depuis combien de temps?
    • A-t-il perdu l’appétit?
    • Etc.

    Poser des questions :

    • Où as-tu mal?
    • Pourquoi?
    • Émettre des suggestions (hypothèses sur l’origine de la douleur) et vérifier auprès de votre enfant.
    • Si tu as mal peut-être :
    • Tu as faim (mal de tête)
    • Tu es stressé par ton exposé oral
    • Tu es triste parce que papa est à l’extérieur pour le travail.
    • L’état de santé de ton chat t’inquiète.
    • Etc.

    Deuxièmement, contextualisez la situation :

    • Son état est-il soudain?
    • Était-il en pleine forme il y a à peine 30 secondes?
    • Son mal arrive au moment de se mettre au lit, du départ pour l’école, etc.

    Finalement, si après investigation, vous êtes convaincu qu’il s’agit d’un mal imaginaire voici quelques trucs pour vous aider à « guérir » ces petits bobos.

    • Aux grands maux, les grands remèdes : « tu vas devoir passer la journée au lit, pour bien te reposer et guérir vite. Allez hop! Au lit! »
    • Sortir nos remèdes miracles pour faire « disparaître la douleur »
    • La crème miracle (une crème à main ou pour le corps fait très bien l’affaire)
    • Le bisou miracle
    • La compresse miracle (compresse d’eau chaude pour le ventre ou froide pour le front)
    • La potion magique miracle (verre d’eau ordinaire ou coloré avec un jus)
    • Envoyer la douleur au premier passant dans la rue. Faites semblant de prendre la douleur dans vos mains et lancez là par la fenêtre.
    • Faire parler son toutou préféré afin de lui permettre de mettre des mots sur ce qu’il ressent. Exemple de ce que pourrait dire son toutou : « moi aussi j’ai mal au ventre parce qu’on doit chanter devant tous les enfants de l’école aujourd’hui. »
    • Changez-lui les idées en lui proposant une activité à faire avec vous.
    • Transformer ses gains en perte : « Ah! Je trouve ça dommage, moi qui voulais te proposer… »
    • Réorientation vers une autre activité, un autre sujet.