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Culpabilité et cancer

Culpabilité et cancer
Lorsque la maladie réclame une grande part de notre temps et de nos énergies, il est difficile d’assumer son rôle de parent comme on le souhaiterait. C’est alors que la culpabilité en profite souvent pour s’immiscer dans les moindres replis de notre cœur et… ronge ce qu’il nous reste d’énergie!  

Saviez-vous que la culpabilité est l’état émotif qui abaisse le plus notre énergie, encore plus que la colère? En période de traitement et de convalescence, inutile de dire que la culpabilité doit être rapidement identifiée et libérée pour faire place à l’amour et à la confiance. Voici donc quelques pistes pour vous en libérer définitivement :

  • Premièrement, il faut savoir que même dans les situations les plus adverses, les enfants ont une étonnante capacité de se remettre des épreuves. Ne sous-estimez pas leurs forces et faites confiance à leur capacité d’adaptation!
  • Tentez d’évaluer quels sont leurs besoins réels et acceptez l’aide nécessaire pour que d’autres personnes puissent y répondre dans la mesure du possible.
  • Réévaluez votre idéal de parent : on a tendance à croire qu’il faut faire beaucoup de choses avec les enfants, alors que l’essentiel est la qualité des moments passés ensemble…   Inconsciemment, même s’il souffre du manque de disponibilité d’un parent, l’enfant fera une grande différence entre un parent qui ne pouvait s’occuper de lui parce qu’il était malade et un autre qui était toujours absent parce qu’il préférait faire autre chose qu’être avec lui! La différence, c’est l’amour, et l’amour, ça se sent!!!
  • Exprimez-leur votre désir de passer plus de temps avec eux et choisissez une image, une statuette ou tout autre objet qui représente ce désir pour vous. Parlez à votre enfant de votre désir et de votre tristesse de ne pas pouvoir le vivre comme vous le souhaitez.   Invitez votre enfant à faire la même chose. Reconnaître que son désir est précieux et valable lui permettra d’être plus en paix avec la situation. Laissez ces symboles bien en vue et parlez-en régulièrement. Si votre enfant est trop jeune pour nommer ses désirs, mettez-vous dans sa peau et tentez de lui nommer ce qu’il ressent possiblement. Quand on parle de cœur à cœur, les mots ne sont qu’une part du message et ils décodent très bien le reste du message! Vous pouvez même leur parler dans leur sommeil, comme s’ils étaient grands : vous laisserez alors un message dans leur inconscient.
  • Un autre exercice intéressant à faire serait de vous mettre dans la peau de votre enfant (même s’il est bébé!) et d’écrire la lettre qu’il vous écrirait s’il pouvait tout vous dire. Vous serez probablement surpris de ce qui vous vient!
  • Méditez, faites de la visualisation ou priez dès que vous sentez la culpabilité commencer à ronger vos précieuses énergies. Souvenez-vous que vous faites chaque jour de votre mieux, compte tenu des circonstances. Honorez vos efforts et acceptez vos limites!
  • Laissez de petits « post-its » avec des messages d’amour ou des dessins, envoyez un texto, échangez par Skype ou laissez un enregistrement des berceuses ou des contes que vous leur racontez habituellement.
  • Et si jamais la culpabilité vous ronge quand-même le cœur, parlez-en !  À votre conjoint, à votre mère, à une amie et à un thérapeute au besoin.  L’important, c’est de vous libérer de cette émotion qui ne vous aidera… qu’une fois qu’elle vous aura quittée !