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Pour en finir avec la rivalité fraternelle

Pour en finir avec la rivalité fraternelle

Vous avez planifié des vacances de rêves pour la relâche avec vos trésors, y avez investi tout votre cœur et votre budget mais voilà que dès la première journée la chicane éclate? Pas de soucis, utilisez ces quelques trucs pour en finir avec la rivalité fraternelle.

Bien qu’embêtante, la rivalité fraternelle est tout à fait normale et offre une belle occasion d’apprendre à vos enfants à s’affirmer positivement et à régler des conflits adéquatement au sein d’une cellule sécure : la famille.

Même si elle est tout à fait normale, il va sans dire qu’il faut toutefois y remédier si cette dernière empoisonne la vie de notre petite famille.

Ces quelques trucs sauront vous guider pour y remédier tout en développant les capacités d’affirmation, de résolution de conflits et d’autorégulation de vos enfants.

Ce que vous pouvez faire avant qu’un conflit ne survienne

  • Apprenez à votre enfant à reconnaître les signes de la colère dans son corps. Apprenez-lui quelques manières d’exprimer sa colère adéquatement comme par exemple en le disant avec une grosse voix « Je suis fâché! », en la dessinant, en quittant la pièce, etc.
  • Faites des jeux de mises en situation en offrant diverses solutions aux problèmes. Utilisez l’humour pour lui montrer que certaines solutions n’auraient pas de bonnes conséquences.
  • Rappelez-lui que bien des gens, mêmes les adultes, doivent gérer leur colère face aux autres.
  • Apprenez à votre enfant à s’en tenir aux faits : on ne peut jamais savoir avec certitude les intentions d’une autre personne car nous ne sommes pas dans sa tête. Un apprentissage qui l’aidera tout au long de sa vie!
  • Réservez régulièrement du temps à chacun de vos enfants où ils ont toute votre attention individuelle. Ne permettez pas les interruptions des autres enfants pendant cette période. Ils s’essaieront fort probablement au début mais si vous demeurez constant et ferme ils apprendront …
  • Autant le temps individuel est important, autant les projets/jeux en famille le sont aussi. En participant ensemble à un but commun, les enfants apprennent les bases mêmes du travail d’équipe. De plus, ils apprendront à prendre goût à la valorisation commune. Quelques suggestions : faire un village de châteaux de neige, créer une plate-bande, construire une balançoire, etc.
  • Ciblez si des moments particuliers sont plus problématiques et tentez d’y trouver des solutions. Par exemple si les enfants se chamaillent quotidiennement pendant que vous tentez de préparer le souper, prévenez la crise et assoyez-les près de vous, chacun à un bout de table avec une petite activité calme.
  • Aussi tentant que cela puisse parfois l’être, évitez les comparaisons du genre : « Regarde, ton frère lui est prêt en 5 minutes! Pourquoi toi, ça te prend autant de temps!? » Chaque enfant est unique et a ses qualités propres : célébrez-les!

Que faire pendant une altercation ?

  • Stoppez leur activité et assoyez-vous calmement avec eux (se donner deux minutes).
  • Si un objet ou un jeu est en cause, donnez-leur l’opportunité de trouver une solution. Sinon, retirez l’objet pour un certain temps. Si le conflit recommence lorsque vous réintégrez le jouet ou l’objet, retirez-le un peu plus longtemps.
  • Ne tombez pas dans le panneau; les enfants aiment réclamer justice et voir l’objet de leur colère (alias le frère ou la sœur) recevoir un châtiment! Plutôt que de blâmer un enfant, blâmez autre chose.  La phrase magique : « Je ne veux pas savoir c’est la faute de qui, tout ce qui compte est ce que nous allons faire maintenant! »
  • Ne résolvez pas le problème à la place des enfants. Soyez un guide plutôt qu’un arbitre ou un juge.
  • Questionnez-les afin qu’ils arrivent à cibler le problème et à trouver des solutions.
  • Permettez toutes les solutions, sans jugement, puis faites-les réfléchir sur les conséquences possibles de chacune des solutions envisagées. Si vous sentez que l’exercice est difficile, donnez-leur quelques pistes. Vous pouvez également offrir des supports visuels des différentes solutions qui s’offrent à eux en cas de conflit.
  • Pour les enfants plus jeunes, de simples images de solutions possibles peuvent les guider vers un choix.
  • Si la solution retenue ne fonctionne pas, invitez-les à en choisir une autre.
  • Si l’enfant est tellement en colère qu’il n’arrive plus à se concentrer, donnez-lui un temps seul puis revenez-y plus tard quand il se sera calmé.
  • Si l’altercation en vient aux coups, vous devez intervenir. Calmement mais avec assurance, retirez-les pour quelques minutes séparément dans deux pièces sécuritaires séparées (leur chambre ou le salon par exemple).
  • Ne cherchez pas à trouver un responsable. Certains enfants sont particulièrement bons pour faire réagir leur fratrie tout en passant pour de petits anges.
  • Limitez votre intervention. Plus les enfants sont jeunes et plus ils auront besoin de votre soutien. Plus ils avancent en âge et plus vous devez leur laisser la liberté d’appliquer par eux-mêmes ce que vous leur aurez appris et par le fait même, plus votre soutien sera limité.

Et en contexte de vacances que doit-on faire?

  • Rappelez-vous qu’il est normal qu’en contexte de vacances, que ce soit à la maison ou en voyage vos enfants se « picossent » un peu plus. On n’a qu’à penser à l’étroitesse d’une chambre d’hôtel versus une grande maison où on peut se retirer, les routines modifiées, la fatigue du voyage, etc.
  • Commencez par analyser votre propre état : êtes-vous stressé, fatigué, pressé, moins patient?
  • Misez sur la nouveauté et faites des activités différentes. Les enfants qui sont en mode découverte ont rarement le temps de se chamailler!
  • Mentionnez-leur vos attentes avant une sortie ou une activité spéciale.
  • Donnez-leur la chance de se reposer quand ils en ressentent ou encore mieux en expriment le besoin, veillez à de petites attentions personnelles et soyez à leur écoute!
  • N’oubliez pas le principal : vous amuser! L’humour est toujours un excellent moyen de dédramatiser une situation.

En conclusion, il faut se rappeler qu’une zone 100% sans rivalité est impossible à atteindre, surtout lorsque :

  • Les enfants sont plus fatigués;
  • Leur routine est grandement dérangée;
  • Ils reçoivent un jouet longuement convoité, qui possède de nombreux attraits;
  • Nous-mêmes avons moins de temps à leur consacrer.

Les enfants ne naissent pas avec les habiletés sociales et la capacité d’autorégulation. C’est à nous comme parent de leur apprendre par le soutien et en étant un modèle.

Sur ce, passez une belle semaine de relâche dans le plaisir!