• Transmettre nos valeurs : peur et jugement ou réflexion et responsabilité ?

    Incroyable ce qu’on peut lire sur les médias sociaux… À travers des témoignages touchants et humains, se glisse un venin d’ignorance et de haine.  Mon mon cœur saigne pour l’humanité blessée.  Pas seulement pour ceux qui sont visés, mais parce que je sens aussi le mal être de ceux qui le crachent, ce venin.

    Et nos enfants dans tout ça ? Il faut impérativement les protéger.  Pas tant d’une certaine religion que de la haine, qu’elle provienne d’un clan ou d’un autre. Parce que la haine semée ainsi fait bien plus de ravages dans leurs cœurs que chez « l’ennemi » !

    Je comprends la peur : les femmes du Québec jouissent d’une liberté et d’un pouvoir sur leur vie enviés par une bonne partie de la planète. Rien n’est acquis et je rêve d’un jour où chaque femme prendra la place qui est la sienne, pleinement, avec conviction… et amour !

    Vous partagez ce rêve avec moi ? Je vous suggère ici une « recette » gagnante à envisager pour que vos enfants développent un système de valeurs solide et en harmonie avec ce que leur cœur leur dicte.


    Utilisez les questions pour susciter une réflexion et une prise de position

    Quand les enfants se rendent compte que leurs parents ne sont pas des êtres parfaits et omniscients, et qu’ils ont même pu leur raconter quelques mensonges (noirs ou blancs…), les valeurs que vous leur avez transmises seront passées au tordeur une à une avant qu’il les fasse sienne. Ce qui peut être long et éprouvant pour tout parent !

    Par contre, celles que vous lui aurez permis de choisir par la réflexion, celles qu’il aura choisies et intégrées, seront fort probablement moins ébranlées. Pour ce faire, il vous faudra peut-être combattre cette idée reçue que les enfants seront attirés par ce qui est mauvais s’ils ne sont pas guidés. Après des centaines et des centaines de contacts en profondeur avec l’humain, je suis devant l’évidence que l’enfant est naturellement bon. Lorsque ses comportements semblent prouver le contraire, c’est qu’il vit un malaise. Tant que son comportement exprime la colère et la violence, c’est qu’un de ses besoins (à différencier du désir…) n’est pas satisfait.

    Partant donc de la certitude que l’enfant est fondamentalement bon, et qu’il peut assez jeune (autour de 7 ans en moyenne), réfléchir et faire certains choix en ce qui concerne le bien et le mal, poser les questions suivantes l’aideront à se faire une opinion sur tout sujet qui le touche. Par exemple, voici quelques questions qui pourraient être posées si votre enfant a connaissance d’un article ou un reportage qui mentionne le port de la Burqua*.

    • « Qu’est-ce que tu en penses ? »
    • « Pourquoi tu croies que ces femmes acceptent de se couvrir ainsi ? »
    • « Est-ce qu’il y a des choses que tu fais dans ta vie parce que les grands te disent que c’est comme ça et c’est tout ? » « Pourquoi tu le fais quand-même ? »
    • « Qu’est-ce que tu ferais si tu étais leur fille, leur fils ? »
    • « Sais-tu ce qui arriverait si tu leur désobéissais ? »
    • « Crois-tu qu’il y a certains avantages pour elles, dans le milieu où elles vivent, à se conformer à cette règle ? »
    • « Viens, on va aller voir sur Internet ce que leur religion leur dit. »
    • « Sais-tu qu’il y a des différences entre les Musulmans et que certains ont des valeurs très proches de nous ?  Que certaines femmes Musulmanes portent un voile qui découvre leur visage, et d’autres pas du tout. »
    • « Penses-tu que ces gens pourraient nous convaincre ou nous obliger à faire comme eux ? »
    • « Comment tu penses qu’ils s’y prendraient pour tenter de nous convaincre ? »
    • « Et toi, qu’est-ce que tu ferais si quelqu’un tentait de te convaincre de quelque chose et que tu n’étais pas certain/e ? »
    • « Qu’est-ce que ça te fait de savoir que certaines de ces femmes acceptent de se voiler ainsi, parce qu’elles ont peur ? »
    • « Si tu avais une baguette magique, qu’est-ce que tu aimerais faire ? »
    • Etc…

    Ce type de discussion ouverte, à adapter en fonction de l’âge évidemment, aura le mérite de favoriser une prise de position ferme par rapport à ce que vos enfants accepteront ou non dans leur vie. De plus, ces questions ont le mérite d’éveiller à la compassion et protégeront vos enfants de la haine qui ronge et alourdit le cœur. Et comme ils auront fait la réflexion eux-mêmes, la valeur transmise sera intégrée beaucoup plus solidement que si elle avait été imposée par un jugement à la va-vite !

    Une graine de haine dans le coeur d’un enfant lui fait mal.  

    Semez l’amour, l’affirmation de soi et l’ouverture, et il sera un adulte affranchi de la peur, capable de se respecter et de respecter l’autre.  


    * Vêtement couvrant intégralement le corps, incluant les pieds, les mains et le visage,  seul un grillage à la hauteur des yeux permet la vision.