• Jusqu’où peut s’impliquer la belle-mère?

    Bonjour,

    Je suis en couple depuis 2 mois avec un homme formidable (Mathieu) qui est divorcé depuis presque 1 an. Il a un enfant adorable de 8 ans, Simon, dont il a la garde une fin de semaine sur deux. Ça va super bien avec Simon. On s’aime beaucoup, on joue ensemble et on jase souvent. J’avoue que malgré ses 8 ans, Simon est un pré-ado… Il pose des questions assez matures et intelligentes… perturbantes presque!!! Je l’aime beaucoup et je me comporte avec lui avec beaucoup de respect et d’amour et ça va super bien à tous les points de vue!!!

    Ma question est la suivante : Jusqu’à quel point ai-je le droit d’intervenir dans l’éducation de Simon sans me heurter avec mon conjoint et en évitant d’entendre des commentaires comme : « Tu n’es pas sa mère » OU « Tu n’as jamais été parent, tu ne sais pas c’est quoi élever un enfant », et autres formules du genre… Ça n’est jamais arrivé à date, mais je voudrais l’éviter. Alors, moi dans tout ça ? C’est quoi mon rôle, comment puis-je parler sans me heurter et causer des chicanes et des troubles?

    Je ne veux pas m’imposer, mais je vois aussi des choses et des comportements qui ne sont pas corrects!!  Alors jusqu’à quel point pourrais-je m’impliquer et discuter de mes idées et de ma façon de voir les choses….. J’aime Mathieu et j’aime Simon, et il n’est pas question de les perdre…. alors que faire?

    Quel peut être mon rôle de belle-mère?

    Merci de m’aider,

    Nadia


     

    Bonjour Nadia,

    Ma réponse sera très simple à votre question : vous n’êtes effectivement pas la mère… Donc, concrètement, pour l’instant, vous ne devez pas intervenir sur l’enfant davantage que vous ne le feriez si vous étiez sa tante ou une voisine. Vous devez donc vous taire même si vous constatez des lacunes dans les règles et l’encadrement. Vous devez vous demander si, malgré ses qualités, votre homme et vous semblez avoir à peu près les mêmes valeurs éducatives puisque si c’est très différent, vous courez à la catastrophe et ce serait bien difficile pour le gamin.

    Vous devez développer une relation significative avec cet enfant, donc vous devez vous demander : Puis-je aimer cet enfant, tel qu’il est ? Et si je ne pouvais rien changer dans son éducation et son comportement, aurais-je le goût, tout de même, de partager la vie de cet enfant ??? ENSUITE, une fois cette étape passée, vous pourrez discuter avec votre conjoint des règles que vous aimeriez mettre en place, et ce, de façon impersonnelle, sans attaquer l’enfant lui-même.

    Par exemple dire : « Moi, je trouve important qu’on demande aux enfants de se laver les mains après les repas et après être allé aux toilettes, qu’en penses-tu? » plutôt que de dire : « Samuel ne se lave pas les mains en sortant des toilettes, il manque d’hygiène, ça va devoir changer… ». D’ailleurs, faites TRÈEEEES attention à ne pas passer de remarques désobligeantes envers l’enfant (il est arrogant, il est traîneux, bébé gâté, etc.), car sinon vous attaquez directement le parent qui entendra alors : « Tu es un mauvais père, tu n’as pas élevé ton enfant adéquatement » ou encore, il aura peur que vous rejetiez cet enfant, ce qui risque de lui mettre trop de pression.  Le risque est alors grand que ce soit l’enfant qui vous rejette… ou sa mère!

    Ne jugez pas trop vite, c’est vrai que de l’extérieur c’est facile de juger et de voir les lacunes des parents, mais dans le quotidien, les parents sont rarement parfaits… et ce n’est pas si grave!

    Bonne chance!