• Mon garçon de 12 ans est insolent et ingérable!

    garcon impoliBonjour, Je ne sais plus par quel bout prendre mon fils ainé de 12 ans. Il a toujours rejeté les devoirs scolaires (crises à n’en plus finir, mais calme comme une image a l’école). En 6e année, le professeur ne savait même pas qu’il est bilingue depuis ses 7 ans. Ce qui veut dire aucune participation de mon fils dans la classe. Il a 10/20 de moyenne en anglais alors qu’il y a des 18.5 dans la classe. Les devoirs sont gérés par une période d’étude payante à l’école privée. Ce qui ne veut pas dire que ceux-ci sont bien faits, car il est presque le dernier de sa classe en tout. Il a été suivi par un orthopédagogue à 7 ans (15 hrs) pour logique mathématique, mais sans aucun résultat. On a eu aussi quelques visites chez divers intervenants tels que pédopsychiatre, magnétiseur et éducatrice médico-sociale. Chaque visite semble envenimer davantage les choses, car ils ne parlent que de chercher le pourquoi des choses en rejetant la faute sur les parents et notre vie de couple. C’est vrai que nous avons nos problèmes de couple et financier comme beaucoup de parents. Bref, EXPLOSION DEPUIS 2 MOIS!! En crescendo depuis 3 semaines, suite à sa visite au centre médico-sociale. Si on lui refuse ou encore simplement limiter son temps sur l’internet, c’est la CRISE. Hurlements et grosses insultes pendant 5 hrs. Deux soirs consécutifs pendant la semaine. Il commence même à casser des assiettes et donner des coups de pieds dans les portes et ce, malgré le contrat signé entre lui et nous indiquant qu’il n’a pas droit à l’ordinateur les soirs de semaine et à 1 heure les jours de fin de semaine, s’il est poli et que ses devoirs sont faits (à monter aux parents); rien de plus! Comment lui faire comprendre qu’il peut être en colère, mais qu’il ne doit pas nous traiter de tous les noms et expressions les plus vulgaires, et ce, sans arrêt pendant des heures et du matin au soir?! C’est clair qu’ensuite on n’a pas envie de lui donner accès à l’ordinateur pour jouer sur ADOW. (sans oublier les +300€ dépenses Habbol en décembre dernier et vol d’argent pour achat DS 3d ET tablette et jeux) Il fait des semblants de fuite et attend impatiemment ses 18 ans pour partir. Sans diplôme, ni bac, pour sûr. Sans oublier qu’il n’a pas de copains. Y a-t-il des centres de redressements ou quelque chose dans le genre de grands frères ou mieux, des vidéos disciplinaires éducatives? Le petit frère de 10 ans, très posés, calme et correct en scolarité va suivre le chemin de son frère dans son refus d’autorité. Il a déjà commencé à dire quelques gros mots si on le contrarie. À noter qu’il n’y a pas de maison d’ados dans le coin. Il nous reproche d’être de mauvais parents. Il dit qu’il ne nous aime plus et dit que je ne suis pas sa mère… même chose pour le père. Il refuse d’aller dans sa chambre se calmer. Bref, le lien semble cassé… Malgré que parfois, il peut être adorable et semi-repentant les 3/4 de la journée, et volte-face en 1 seconde, si on dit « non » a quelque chose ou demande à voir les devoirs, nous avons droit à 4 heures de hurlement. Il est de plus en plus égoïste et jaloux. Il était tout de même un bon garçon jusqu’en octobre 2012 (ses 11 ans). La vie de famille est intenable et il ne faut même pas penser aller en vacances ensemble! Merci de votre attention et de toute l’aide que vous pourrez nous accorder. Jeter l’éponge ne sera pas plus agréable et ce n’est pas une option.


    Bonjour France,

    Si je résume bien, vous en avez marre de l’insolence, de la paresse et des crises de votre ado. Vous êtes déçue de payer pour des services qui ne rapportent pas (devoirs) et vous êtes en colère contre les divers spécialistes que vous avez consultés, car ils vous proposent des solutions qui, selon vous, ne fonctionnent pas et, en plus, ces spécialistes rejettent tout sur votre dos!

    Au risque de vous mettre en colère à mon tour, connaissez-vous l’expression suivante : « On ne peut pas faire d’omelette sans casser d’œufs »?  Malheureusement, France, les baguettes magiques et les solutions miracles n’existent pas. Vous n’obtiendrez pas satisfaction et vous  ne réglerez rien si vous ne mettez pas d’efforts vous-même. Je ne parle pas ici d’efforts monétaires ou d’efforts temporels (conduire votre enfant chez les spécialistes et payer pour les rencontres). Je parle de sortir vous-même de votre zone de confort, de mettre en pratique les recommandations des spécialistes, de faire preuve de constance et de persévérance (dans vos interventions avec votre fils et avec le spécialiste).

    En effet, vous avez consulté plusieurs spécialistes qui vous donnent tous le même message. Il est temps, France, de regarder la vérité en face et de prendre vos responsabilités. Même si cela implique des crises de 5 heures, de la vaisselle brisée, des coups de pied dans les portes ou un vocabulaire inapproprié!

    Du jour au lendemain (ou presque), sous les conseils d’un spécialiste médico-social vous imposez des limites à votre fils. Des limites que vous ne lui avez jamais imposées auparavant. C’EST NORMAL qu’il se rebelle! Ces crises sont sa façon à lui de vous manifester son mécontentement, son désaccord et sa frustration. C’est le signe que le changement est en train de s’effectuer. C’est ce qu’on appelle « la résistance au changement ».

    Je vous suggère donc de discuter de tout cela avec le dernier spécialiste que vous avez consulté. Il saura vous conseiller et vous guider afin de mieux gérer les « résistances au changement ». Comme vous le dites si bien, France, jeter l’éponge n’est pas une option. Continuez et persévérez, vous êtes sur la bonne voie!

    Par ailleurs, je vous suggère également de responsabiliser votre fils par rapport aux gestes qu’il pose. S’il brise de la vaisselle sous le coup de la colère, qu’il en assume les frais de remplacement. Avec son argent de poche ou en effectuant un travail/tâche qui compensera.

    En terminant, oubliez les centres de redressement ou les maisons de correction. Ils n’auront aucun effet si, de votre côté, vous n’effectuez pas vous-même quelques changements dans votre façon d’agir avec lui.