• La grand-paternité…déjà ?!

    Je viens de réaliser que j’ai une nouvelle donnée dans mon monde de parentalité. Depuis que je dis que mes deux plus vieux sont presque indépendants, qu’ils font leurs vies, qu’ils ne sont plus chez moi, qu’ils ont un travail et un lieu pour habiter…tout de suite on me parle de ma « grand-paternité ». Êtes-vous prêt, M. Larocque, à devenir grand-père. Hein ?! Quoi ?! Euh…?

    Parce que j’ai dû laisser l’impression que la paternité était finie (ce qui n’est pas le fucking cas !) Parce que je n’ai pas à penser à des repas pour touououte la famille quotidiennement. Parce que le papa en moi n’a plus à prendre mille décisions par jour, je dois nécessairement passer à la prochaine étape ?! Vous pensez qu’il n’y a pas de repos pour les guerriers ?! Que je dois me remettre en attente d’un nouveau rôle comme dans la grande salle d’attente familiale ?!

    Eh bien sachez chers amis, que j’ai une bonne nouvelle pour vous. Il y a une zone que je n’avais pas prévu moi-même, entre les ados, les adulescents et les jeunes adultes. Une zone qui ressemble terriblement à une vacance à Cayo Coco, nu, rhum à la main…le matin ! Une zone de « rien de pressant et rien de troublant ». Une zone sans décision familiale. Une zone libre de stress. Bin oui, j’ai dit le gros mot ! Croyez-moi lorsque je dis que depuis que les ados sont plus « vieux », je suis beaucoup plus libre dans mes faits et gestes. Et lorsque je dis libre, je veux dire qu’il n’y a pas de grands soucis quotidiens.

    Entendez-moi bien. Je ne suis pas « plus du tout papa ». Je ne suis pas sans responsabilité parentale. Je suis tout simplement moins occupé quotidiennement. Juste moins occupé. Ce qui veut dire que oui, j’ai du temps pour moi. Vraiment. Du temps précieux et dont je suis tout à fait capable de profiter et savourer. Non mais « c’est ti pas beau ça » ?!

    Alors vous comprendrez que je suis un peu surpris par le commentaire sur ma grand-paternité. Ce mot n’est pas encore dans l’équation de ma vie. Je sais qu’il existe. C’est tout. Mais pourquoi diantre cette urgence de vouloir tout de suite passer à l’autre étape? Pourquoi vouloir à tout prix occuper les espaces libres?

    Ces espaces libres sont une récompense que la vie nous donne. Je n’annonce pas ici la période de grand-paternité comme un moment trouble et rempli de toutes les inquiétudes des jeunes parents. Au contraire. Les grands-parents qui trippent et qui se roulent dans le bonheur du rôle sont nombreux.

    Je veux juste dire que ce n’est pas le temps. Voilà pourquoi il faut responsabiliser les jeunes le plus vite possible dans leur majorité. Qu’ils puissent jouir de leur indépendance et de leur jeunesse et nous aussi de surcroît. De jouir de cette période « sans enfants ».

    Non n’allez pas là !!!! Je vous entends penser ;  que les enfants ne sont pas une prison…que de souhaiter une vie sans enfants est un sacrilège… que la famille est tellement importante et que et que et que… !!! Comme si la solitude parentale était un passage à vide entre les enfants et les petits enfants. Oh que non ! Cessez immédiatement de penser de la sorte ! C’est un moment extraordinaire pour faire un million de choses que la famille ne permet pas. Oh non ne croyez pas que je me suis privé avec des enfants. Tellement pas ! Mais je crois que cette zone tampon est un cadeau de la vie pour vos enfants qui goûteront à l’indépendance (rappelez-vous de la vôtre !).  Et pour vous et votre « bucket list » ! 

    Et lorsque les mini mini bambins apparaitront…tout le monde sera heureux et …reposé ! Pas mal comme théorie non ?

    Alors pour vous jeunes parents, je serai celui qui vous annonce la bonne nouvelle. Soyez le parent exigent, disciplinaire, directif, et mentor qui guidera votre enfant vers sa vie d’adulte indépendante…les bénéfices sont extraordinaires. Oui bien sûr pour l’enfant ! Mais pour vous aussi !          

    …de rien !