• L’éducation des enfants : une question de feeling?

    Ce qui nuit réellement à l’éducation des enfants, ce n’est pas tant la multiplicité de propositions éducatives qu’il y a sur le marché, les émissions de télévision ou les milliards de blogues. Nous sommes dans un pays qui permet l’expression de ces choses et réjouissons-nous de cette chance, même si comme vous, je crois que ça devient excessivement mêlant!

    Laissons la place à toutes les idées et sachons cueillir la bonne, la belle et surtout, celle qui nous convient le mieux.

    Le mot d’ordre est là : celle qui nous convient. Comment le sait-on, qu’elle nous convient ? Un feeling ! Oui. Vraiment, un feeling. Ce sentiment intérieur qui m’indique que, lorsque j’applique la dite théorie ou lorsque ma réaction est instinctive (les deux sont acceptés), tout se passe de façon fluide. C’est-à-dire que, outre le fait que ce n’est jamais agréable de faire une intervention ou de répéter pour la Xième fois la même chose, il y a un sentiment de fluidité, voire de facilité. Comme si ces mots et ces théories nous appartenaient, comme si elles avaient pris naissance dans notre bouche.

    Je vous entends douter et je vois même vos sourcils douter ! Certes, nous avons négligé d’enseigner à écouter la petite voix intérieure. Ce sera votre arme pour tout le processus d’éducation de vos enfants. VOS enfants ! Donc, VOS théories ! Et, si vous avez tenté tout, comme j’entends, Ô trop souvent après mes conférences : « J’ai tout essayé, et il n’y a rien qui marche ! » C’est peut-être que vous avez douté de vous durant le processus ou que vous vouliez un résultat rapide. Trop rapide ! Un enfant est aussi un investissement à long terme. On éduque en pensant à long terme. Alors, si le vœu de l’action-réaction rapide ne s’applique pas, notre impatience parentale nous fait faire autre chose, chercher un autre truc, une autre théorie qui ne nous ressemble en rien.

    Je ne répéterai jamais assez de vous faire confiance. Ne doutez pas de vos valeurs et de « votre valeur ». Toutefois, comme mentionné plus tôt dans ce texte, il y a un facteur qui peut nuire encore plus à ce que j’ai nommé « l’impatience parentale ». En fait, j’aurais pu dire plus simplement, la fatigue, la « maudite fatigue » qui mène au problème numéro un de l’éducation. J’ai commencé ce texte en nommant qu’il y avait un élément qui nuisait beaucoup à l’éducation et au-delà des milliers de livres et c’est la violence.

    La violence prend toutes sortes de formes : frapper, violer, agresser, faire de l’aliénation parentale, insulter, brasser ou intimider. Oui. Même chez les parents ces comportements existent. Non, je ne suis pas un spécialiste, ni un thérapeute. Mais, je suis un observateur et je constate que même un parent avec les meilleures intentions du monde peu dépasser les limites. On ne veut pas devenir une menace pour nos enfants et on ne veut pas qu’ils aient peur de nous. On sait maintenant que si on crie après les enfants de façon incontrôlée, ceux-ci comprennent très bien qu’un, nous avons perdu le contrôle et que deux, si la voix ne fait plus le travail, j’ai fort à parier que la main, le bras ou le bâton suivra sous peu !

    Je crois fondamentalement que si vous avez un enfant, vous pouvez l’éduquer partant du plus beau qui est en vous. Et si vous ne voyez que du noir et du mauvais…sachez que vous n’êtes jamais seul. Y’a plein, plein, plein de professionnels qui peuvent vous aider. Et surtout, mais surtout, pour votre couple, votre famille, vos amis et vos enfants…Méfiez-vous des effets dévastateurs de la fatigue. Je sais que c’est facile à écrire. Je le sais très bien. Mais, je sais aussi que les dommages collatéraux de celle-ci sont parfois tout aussi dévastateurs. Ne pensez pas que se reposer est de l’égoïsme…Oh non ! C’est tout l’inverse. Se reposer c’est dire à sa famille : « Je me retire parce que je m’aime et pour pouvoir mieux vous aimer »! Personne ne peut discuter ça ! Non, mais « c’est ti » pas une bonne nouvelle ça !!!!