• Comment insuffler l’automotivation à nos enfants? Ce n’est pas toujours évident !

    Toute bonne chose a une fin… Ahhh! le retour au travail ou à l’école est souvent laborieux après des vacances ou la fin de semaine ! Que l’on soit grand ou petit, on ressent tous cette pression à la poitrine quand le lundi arrive et qu’on doit reprendre la routine et se remettre dans le « bain » du quotidien.

    C’est normal… c’est comme une locomotive qui est arrêtée à la gare. Lorsqu’elle doit repartir, avant qu’elle ne prenne son « erre d’aller », elle doit mobiliser beaucoup d’énergie pour mettre en action tous les wagons qui sont derrière elle. C’est la même chose pour l’humain. Il est donc normal que les premiers jours, suite aux congés et aux vacances, cela nous demande plus d’énergie pour se mettre en action.

    Étant soi-même un peu démotivé dans ces contextes, il n’est pas toujours facile de seconder ses enfants à l’être! Voici donc quelques bonnes pratiques pour faciliter ce passage obligé. Ces suggestions sont tirées de deux approches que j’utilise dans ma pratique de coaching familial : la programmation neurolinguistique (PNL) et la motivation autodéterminée . Selon cette dernière discipline, il existe trois piliers pour aider votre enfant à trouver une motivation par lui-même à se mettre en action : Le lien affectif, l’autonomie et la compétence.

    Lien affectif

    Tel que mentionné par le psychologue Dr. Jean-Michel Pelletier, il existe une importance capitale entre la qualité du lien affectif et le degré de motivation que l’on peut insuffler à notre enfant. « Le fait de se sentir respecté, écouté et soutenu aura un effet positif sur l’ouverture d’esprit face aux défis présents et futurs. »

    Pour solidifier le pilier du lien affectif, voici quelques astuces :

    Synchronisez-vous à votre enfant :

    • Mettez-vous à sa hauteur : s’il est assis au fond de sa garde-robe et boude, au lieu de le sermonner, allez vous asseoir à côté de lui et prenez le temps de vous poser.
    • Prendre un timbre de voix similaire au sien.

    Donnez-lui réconfort et affection :

    • Faites preuve d’empathie : « Oui… je comprends que ce n’est pas ce que tu voudrais…, ce n’est pas facile… »
    • Écoutez ce qu’il vous dit avec ouverture.
    • Demandez-lui si un câlin lui ferait du bien. Et si oui, donnez-lui-en un.

    Ces gestes simples, chaleureux et réconfortants aideront votre enfant à normaliser ce qu’il vit et renforceront graduellement son désir de se remettre en action.

    Autonomie

    Aucun humain sur cette terre n’aime se sentir obligé à exécuter une commande. Tous les gens aiment, y compris les enfants, le sentiment de liberté et de se sentir capables de faire les choses par et pour eux-mêmes.

    Comment contribuer au sentiment d’autonomie?
    • Dans le cas où votre enfant n’est pas actuellement en train de faire la tâche ou le devoir qu’on attend de lui, plutôt que de donner des directives et des consignes, optez davantage pour des questions ouvertes tel que : « Quand penses-tu faire XX ? L’as-tu prévu à ton horaire ? »
    • Tentez d’éviter le mot « pourquoi » dans la formulation de vos questions. Le mot « pourquoi » a si souvent été utilisé pour nous faire interroger quand nous avions fait un mauvais coup, que lorsqu’il est utilisé, ça soulève presque automatiquement une posture défensive ! Introduisez plutôt un début de question tel que : « Qu’est-ce qui fait que… » ou « En quoi cette situation est difficile pour toi ? » Vous verrez, ceci aidera vos interventions.
    • Si après avoir employé les 2 astuces précédentes ça bloque toujours, vous pouvez aussi donner des choix à votre enfant, 2 ou 3 maximum. Cela pourra l’orienter tout en lui laissant l’impression d’avoir encore une forme de liberté dans la situation et ainsi, contribuera au sentiment d’autonomie.
    Compétence

    Il est de loin beaucoup plus facile d’avoir spontanément envie de se mettre en action si on sait qu’on a les aptitudes et les ressources pour faire la tâche requise. C’est pourquoi, il est important de renforcer graduellement le sentiment de compétence de nos enfants, si on veut qu’ils soient motivés par eux-mêmes dans le futur :

    • Si l’enfant ne fait pas ce qui est demandé, de grâce, ne pas le faire à sa place. Car même si ça sauve du temps, (Et, disons-le, un passage difficile où l’enfant peut faire une crise) cela envoie le message à votre enfant qu’il n’est pas capable de le faire, donc qu’il n’est pas compétent.
    • Relevez avec lui toutes les actions dans lesquelles il excelle et les énumérer avec lui pour lui montrer qu’il possède déjà plein de ressources en lui qu’il peut utiliser.
    • Lui demander comment il s’y prend pour réussir dans telle et telle activité :

      « Qu’est-ce que tu te dis pour arriver à être bon? » (Je suis capable, c’est facile.)

      « Comment tu te sens quand tu es habile à faire quelque chose? »

      « Qu’est-ce que tu vas faire en premier? Puis en deuxième? »

    • Lui proposer d’essayer la même stratégie pour la tâche/le devoir qui le fige, et ce, même si au début ça fait étrange.

    Bien sûr, rien n’est magique ! Même avec ces astuces, on ne peut pas garantir que la motivation reviendra instantanément. Il y aura encore des moments de découragement et de longs soupirs… et c’est normal ! La vie est parsemée de hauts et de bas. C’est en prêchant par l’exemple et en enseignant à vos enfants à gérer ces moments de transition, qu’ils sauront développer de bonnes stratégies pour cultiver la motivation par et pour eux-mêmes.

    Alors, quand le train aura de la difficulté à « quitter la gare », utilisez quelques-unes de ces bonnes pratiques. Vous constaterez, autant pour vous que pour vos enfants, de petits changements qui allègeront le processus et qui feront en sorte que la routine rembarquera plus facilement sur les rails.

    Sur ce, bonne route !