• Initier son enfant à l’épargne… à tout âge.

    Inculquer de saines habitudes financières aux enfants n’est pas une mince affaire. Voici des astuces bien concrètes pour y arriver, que votre enfant sorte des couches ou qu’il contemple l’achat d’une première voiture.

    L’apprenti comptable

    Avant de penser « épargne », il faut savoir manier le budget familial avec adresse. Il n’est jamais trop tôt (ou trop tard!) pour enseigner les rudiments du suivi budgétaire à votre enfant. Ainsi, n’hésitez pas à l’impliquer dans les finances familiales, mais dans une mesure adaptée à son âge :

    • Un vieux truc qu’adoptent les parents astucieux : permettre à votre tout-petit de choisir lui-même comment il dépensera les quelques sous remis pour une occasion spéciale (sortie au parc d’attractions, tournée des ventes-débarras, etc.).
    • Les enfants d’âge scolaire peuvent participer à un exercice plus poussé. Par exemple, pourquoi obtenir l’aide de fiston pour l’organisation de sa fête d’anniversaire? Demandez-lui comment il dépenserait le montant alloué à cet événement. En ayant à jongler avec des variables précises, il s’exercera à faire des choix : le nombre d’invités influencera les activités à sa portée. L’option de commander une pizza pour tous est-elle réaliste? En confectionnant des décorations maison, combien économise-t-on?
    • D’ici quelques années, votre ado devra gérer son propre budget. Pour l’y amener, vous pouvez l’impliquer dans un projet plus complexe, qui nécessitera de la planification, de la recherche et surtout… des décisions! Vous pensiez redécorer sa chambre? Sautez sur l’occasion pour lui lancer le défi d’y arriver en respectant le budget fixé.

    Le projet de longue haleine

    L’épargne, ça n’apparaît pas instantanément; ça s’accumule. Au fil de petits efforts… et au fil du temps. Aidez votre enfant à se fixer un objectif d’envergure, selon son âge, et encouragez-le à le réaliser.

    Le moment venu, la satisfaction d’avoir réussi sera beaucoup plus grande. Leçons apprises : la valeur de l’argent, la persévérance et la fierté d’avoir gagné en autonomie.

    • Les plus jeunes peuvent anticiper l’achat d’un jouet ou d’un livre, tout simplement. Procurez-leur une tirelire, puisque l’accumulation demeure un concept abstrait à cet âge.
    • Si votre fillette de 8 ans reçoit une allocation de votre part, invitez-la à en déposer une portion dans son compte bancaire régulièrement. Elle pourra ainsi s’offrir un objet convoité de plus grande valeur après un certain temps.
    • Encouragez votre adolescent à défrayer les coûts de son voyage de fin d’année en participant aux activités de financement de son école. Ou encore incitez-le à économiser en vue de l’achat d’un vélo ou à contribuer au paiement de ses cours de conduite, par exemple.

    La planification des études

    Vous épargnez déjà pour les études de votre futur diplômé? Super! Vous pouvez le sensibiliser à l’importance de planifier cette étape importante de sa vie :

    • Avant même de faire son entrée à l’école, votre enfant est sûrement intrigué par ce lieu. Vous pouvez déjà semer une graine : lui parler de l’utilité de l’éducation, dans des mots qu’il comprendra.
    • Vous avez ouvert un régime enregistré d’épargne-études (REEE) pour votre enfant d’âge scolaire? N’hésitez pas à en parler ouvertement avec lui, en l’informant quand vous y déposez des sommes, par exemple. Il saura ainsi que vous valorisez l’éducation et que vous préparez son avenir.
    • Vers la fin du secondaire, les plans se précisent pour votre jeune. C’est le moment pour lui d’établir un budget et de connaître plus concrètement les montants disponibles pour ses études. Vous serez tous les deux heureux de constater que vos efforts, depuis toutes ces années, portent leurs fruits!

    Les moyens pour initier votre enfant à l’épargne, au quotidien, sont nombreux. Il suffit de trouver ceux qui correspondent à vos valeurs et à votre réalité familiale. Dans tous les cas, et peu importe votre niveau de revenu, votre enfant apprendra que gérer un budget, mettre des économies de côté, c’est avant tout une question de faire des choix.