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L’heure du « marchand de sable »

L’heure du « marchand de sable »

L’heure du « marchand de sable »

Malgré toutes ces différences individuelles quant au sommeil, « prendre le train du sommeil » au bon moment est possible si nous savons reconnaître les signaux avant-coureurs de son arrivée. Tenir compte de l’heure « naturelle », physiologique, d’endormissement est déjà un bon moyen de commencer la nuit et de faciliter le sommeil. Il vaut mieux ne pas compter sur les enfants pour nous faire part de leur besoin de sommeil : rares sont ceux qui admettent leur fatigue. Voici certains signes très révélateurs du besoin de dormir chez l’enfant.

Observer son visage

La fatigue paraît tout d’abord sur le visage de l’enfant. Impossible de vous méprendre sur la raison de ses baîllements successifs. Lorsqu’il se frotte les yeux et que son regard devient vague, il a manifestement besoin de se reposer.

Observer son corps

À mesure que la fatigue d’un enfant augmente, sa température corporelle s’abaisse. Cela l’incite à restreindre ses mouvements, à se pelotonner. Il cherche le confort. Sa posture change, se ramollit. L’enfant devient de plus en plus maladroit : il se cogne contre tout et tombe plus souvent, ses mouvements sont lents et manquent de coordination. Il doit fournir des efforts accrus pour terminer ce qu’il entreprend.

Observer son comportement

La fatigue se manifeste également par un comportement désagréable. Il se fâche plus facilement. La plupart des stimuli qui le font normalement réagir n’ont plus d’effets sur lui. Il se désintéresse progressivement de tout et se concentre plus difficilement. Signes de fatigue encore plus évidents, les pleurs (parfois sans larme) se font entendre. Évidemment, si vous ne couchez pas l’enfant, ceux-cui vont inévitablement s’accentuer.

Plusieurs enfants deviennenent très bruyants et surexcités lorsqu’ils sont fatigués. Leurs cris, leurs sauts, leurs courses et leurs mouvements brusques dérangent alors fréquemment les autres membres de la famille. S’ils sont trop longtemps laissés à eux-mêmes, ils seront difficiles à contenir et à calmer.

D’autres réclament l’attention d’un adulte et veulent se faire prendre quand ils ressentent de la fatigue. Par ailleurs, certains enfants disposent déjà de ressources intérieures : ils expriment leur fatigue, mais semblent trouver en eux-mêmes les moyens de se calmer, de se reposer et de se mettre à l’aise. Par exemple, ils se berceront ou ils prendront leur objet de transition (une couverture, un toutou, etc.). Cette aptitude à l’autonomie mérite des encouragements. L’admiration et la satisfaction de leurs parents les aideront à  « fixer » ce comportement et à l’adopter au moment où ils auront sommeil.

source :  « Comment aider mon enfant à mieux dormir » Brigitte Langevin